Bahreïn a condamné cinq personnes à la réclusion à perpétuité dans le cadre d’accusations non fondées de complot visant à commettre des « actes terroristes » en collaboration avec l’Iran.
Le parquet, dans un communiqué publié mardi, a annoncé que la Haute Cour pénale avait reconnu deux Afghans et trois Bahreïnis coupables de surveillance et de photographie d’« installations vitales », en prétendant que ces individus étaient liés à l’Iran.
Le communiqué a ajouté que la communication avec des entités étrangères hostiles au Royaume de Bahreïn est considérée comme l’un des crimes les plus graves portant atteinte à la sécurité nationale.
Dans le cadre d’une répression plus large, Bahreïn a également déchu 69 personnes de leur nationalité, les accusant de « soutenir des actes hostiles iraniens ».
Cette mesure s’inscrit dans une campagne anti-iranienne coordonnée, alors que les États arabes du sud du golfe Persique intensifient les répressions internes face à une montée des tensions régionales, exacerbées par les agressions militaires américano-israéliennes contre l’Iran.
Pour rappel, le tandem américano-sioniste a déclenché une guerre non provoquée contre l’Iran, le 28 février, avec des frappes aériennes lancées depuis des pays du golfe Persique, tels que Bahreïn, l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis, ainsi que la Jordanie.
Les États arabes du golfe Persique ont été impliqués, à plusieurs reprises, dans des attaques illégales contre le territoire iranien, ce qui a conduit les forces armées iraniennes à riposter par des frappes de missiles et de drones sur des cibles israéliennes dans les territoires palestiniens occupés et des bases américaines disséminées dans ces pays.
Téhéran a mis en garde les États arabes du golfe Persique, affirmant que le harcèlement de leurs propres ressortissants et la propagation de discours anti-iraniens ne pourraient les exonérer de leur responsabilité directe dans les agressions militaires contre l’Iran.
Le mois dernier, les Émirats arabes unis ont annoncé l’arrestation d’au moins cinq membres d’un prétendu « réseau terroriste » lié à l’Iran et au Hezbollah, le groupe de résistance libanais.
Les autorités iraniennes ont signalé des cas de harcèlement envers des ressortissants iraniens aux Émirats arabes unis, notamment des saisies de biens.